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 Post subject: le peuple Français
 Post Posted: Sun May 06, 2007 7:04 pm 
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Joined: Thu Sep 21, 2006 12:59 pm
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bienvenue chez les sado-masochistes! :twisted:


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 Post Posted: Mon May 07, 2007 11:26 am 
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Joined: Tue Sep 12, 2006 8:21 am
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Communiqué de SUD-Etudiant Montpellier

La soirée qui suivit l’élection présidentielle fut marquée par des dérives sécuritaires intolérables.

Dès l’annonce des résultats de l'élection présidentielle hier au soir, plusieurs centaines de personnes se rassemblent sur la Place de la Comédie, puis se dirigent Avenue d’Assas, siège de l’UMP. Là, d’importants effectifs de police (CRS, brigade d’intervention, BAC, chiens policiers…) protègent le dîner de gala des vainqueurs d’un soir, et un face à face tendu mais pacifique commence, rythmé par les chants et slogans. Au bout d’une heure d’échanges verbaux et sans raison apparente, les CRS reçoivent l’ordre de charger. Un premier manifestant tombe au sol, pris de convulsions, et sera évacué par les pompiers. Le rassemblement est coupé en deux par les charges à répétition, et l’un des groupes de manifestant-es est repoussé dans une rue transversale, non sans avoir été violemment pris à parti. Un militant de SUD-Etudiant est projeté au sol et frappé à coups de pied par plusieurs CRS avant qu’il ne puisse être évacué vers l’arrière. Il sera arrêté quelques minutes plus tard. Les jets de lacrymogène succèdent aux matraquages, et, pour la première fois de la soirée, quelques jets de bouteilles en ordre dispersé sont les seules ripostes à la violence disproportionnée des forces répressives de l’Etat. Les manifestant-es finiront d’être repoussé-es jusqu’au Peyrou par les lacrymogènes et les matraques. Plusieurs arrestations auront lieu au cours de la soirée.

Malgré le pacifisme affiché des manifestant-es, la répression menée par le nouvel ordre sécuritaire fut disproportionnée et bien supérieure à celle exercée lors du mouvement social du printemps dernier sur Montpellier. L’arrivée au pouvoir du candidat de la droite décomplexée et réactionnaire a affiché cette nuit les méthodes qui seront utilisées dans les années à venir contre les militant-es des mouvements de protestation.

SUD-Etudiant condamne fermement les violences exercées hier soir par la police, et demande la libération immédiate des manifestant-es mis-es en garde-à-vue sans qu’aucune poursuite ne soit exercée à leur encontre.

SUD-Etudiant appelle toutes les forces militantes de Montpellier et de la région à s’organiser et à résister collectivement face aux dérives dangereuses du nouveau pouvoir en place.



Nous contacter:

Benjamin:06 18 95 42 64

Pierre: 06 83 51 22 23


Cordialement, les militants de SUD-Etudiant Montpellier


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 Post Posted: Mon May 07, 2007 1:41 pm 
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Joined: Tue Sep 12, 2006 8:21 am
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En réponse aux questionnaires envoyés par la Fédurok et Technopol aux candidats à l’élection présidentielle, certains de ces derniers, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, se sont prononcés sur la politique qu’ils souhaitent mettre en place en matière de musiques actuelles.

Nicolas Sarkozy :

"Je vais peut-être vous décevoir, mais je ne comprends pas et je n’aime pas l’expression « musique actuelle » (…)
Pour moi, les choses sont plus simples. Il y a les bonnes et les mauvaises musiques. Il y a les musiques qui durent et les musiques qu’on jette après usage. Le rôle de l’Etat et des autres collectivités publiques est d’éduquer les musiciens et les publics, de transmettre le patrimoine, et de soutenir les projets créatifs qui leur semblent les plus prometteurs, quels que soient le genre et le courant musical. S’il faut parler de rééquilibrage, c’est entre les bonnes et les mauvaises musiques. Je reconnais que ce n’est pas simple en pratique, mais rien ne serait pire qu’une démission des élites dans cette recherche des vrais talents et des vraies valeurs : c’est en réalité une des principales justifications à l’existence d’un ministère de la Culture."


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 Post subject: Re: le peuple Français
 Post Posted: Wed Jan 28, 2009 9:08 am 
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Joined: Tue Sep 12, 2006 8:21 am
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Edouard Nenez: Répression, violence policière et abus de pouvoir


Bonjour à vous,


Notre clavier, Gilles n'a pas pu venir jouer avec nous samedi dernier, et pour cause il était en cellule au commissariat du 19éme.
Le policier qui m'a appelé pour me signifier sa garde à vue jubilait manifestement.
Voici le récit de son interpellation...


Répression, violence policière et abus de pouvoir

Samedi 24 janvier 2009 devait avoir lieu à Barbès un rassemblement de soutien pour Isa, Juan et Damien, militants incarcérés depuis presque un an dans le cadre d’une instruction antiterroriste.
Le cortège n’a pas eu le temps d’amorcer la moindre marche qu’il était déjà cerné par les CRS et bombardé de gaz lacrymogènes. Une centaine de manifestants (et de passants !) ont été arrêtés et conduits au commissariat du 13e pour rassemblement non déclaré et refus de se disperser. Mais, selon de nombreux témoignages, l’ordre de dispersion n’a jamais été donné et les cordons de flics empêchaient quiconque de partir. Une employée du métro a ouvert les grilles pour permettre aux gens d’évacuer, mais elle a été elle-même gazée à grand renfort de bombe lacrymo.
Gilles est arrivé sur place après que le cordon de CRS a été déployé. Il a observé la scène avec de nombreux autres manifestants et riverains qui criaient leur désapprobation face à l’abus de pouvoir et la violence policiers. Les forces de l’ordre se sont rapidement retournées contre ces spectateurs indésirables en essayant de les cerner à leur tour. Des commerçants (qui sont généralement prompts à baisser leur grille lors des manifestations) ont relevé leurs grilles, épouvantés par tant de violence, pour permettre aux militants de se réfugier dans leur boutique.
Gilles a été arrêté et emmené avec sept autres personnes au commissariat de Riquet. Ils sont accusés de violences sur agents dépositaires de la force publique, rébellion, dégradations, attroupement en bande armée. Un autre groupe de sept personnes conduites au Central 13 est accusé d’avoir refusé de se disperser suite à des sommations policières et est convoqué au tribunal le 6 mai. Les autres personnes retenues dans le 13e ont été relâchées.
Trois policiers ont témoigné avoir vu Gilles lancer une canette sur les forces de l’ordre. Ils l’ont décrit très précisément avec les vêtements qu’il portait… en cellule ! Mais lors de la manif (rappelons que nous sommes en janvier), Gilles portait manteau, casquette, foulard et sac ! De plus Gilles n’a absolument rien lancé (il devait jouer sur scène le soir même, il n’est pas irresponsable), son seul tord était d’être là. Il y a fort à parier que les charges pesant contre les autres reposent également sur de grossiers faux témoignages de représentants de la loi cherchant à justifier la violence de leur intervention.
Une autre personne arrêtée a dû subir durant une vingtaine de minutes les coups que quatre policiers lui donnaient à tour de rôle. Ces coups lui ont occasionné une perforation du tympan. Pour justifier une fois de plus leurs actes et couvrir leur bavure, les policiers ont isolé cette personne du reste du groupe et l’ont conduite devant le tribunal bien après les autres, cherchant des éléments pour le charger et essayant de le faire passer pour un gros poisson.
Gilles et les sept autres ont comparu devant le Tribunal de Grande Instance lundi après-midi. Il y a mise en examen, mais heureusement aucune détention provisoire. Le procès aura lieu début mars. Il faudra être nombreux au rendez-vous.

Ci-dessous quelques articles pour complément.

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Une centaine de militants interpellés à Paris

NOUVELOBS.COM | 24.01.2009 | 18:42

Ils se rassemblaient à Paris en solidarité avec Isa, Juan et Damien, incarcérés dans le cadre d’une instruction antiterroriste.
Les forces de l’ordre ont procédé à des interpellations massives, samedi 24 janvier à Paris, lors d’une manifestation en soutien à trois militants placés en détention provisoire dans le cadre d’une enquête antiterroriste.
Une centaine de personnes -des manifestants et des passants- ont été interpellées vers 15h au niveau du métro Barbès-Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine "Sabotons l’antiterrorisme". Les participants voulaient marquer leur soutien à Isa, Juan et Damien, placés en détention provisoire. Ils ont déployé une banderole "Solidarité avec les révoltés incarcérés" et ont distribué des tracts appelant à une nouvelle manifestation organisée le 31 janvier, en soutien aux inculpés de l’antiterrorisme.

Une opération d’envergure

Peu de temps après son arrivée, le groupe, qui comptait environ cent à deux cent personnes, selon la police et des participants, s’est retrouvé face à un cordon de CRS tandis qu’il avançait boulevard Barbès. Il lui fut impossible de faire demi-tour, les forces de l’ordre étant déjà présentes de l’autre coté. Les arrestations commencèrent très rapidement.
"La plupart de ceux qui étaient dans le cortège de départ se sont fait embarquer, environ une centaine de personnes" estime un manifestant. Contactée par nouvelobs.com, la préfecture de police confirme la tenue de l’opération et estime elle aussi le nombre d’interpellations à une centaine. "Il s’agissait d’une manifestation non déclarée de la mouvance contestataire. Ils n’avaient pas le droit de se rassembler. Les policiers ont appelé à la dispersion mais les manifestants n’ont pas obéit" nous explique le service de presse de la préfecture.
"Je n’ai pas entendu d’ordre de dispersion. De toute façon, c’était impossible, nous étions bloqués entre deux cordons de CRS, le métro (aérien ndlr) et les immeubles" témoigne une participante.

"Des badauds aussi se sont fait arrêter"

Des échauffourées ont eu lieu. Les forces de l’ordre ont utilisé quantité de gaz lacrymogène, selon des témoins. "Voyant les gens suffoquer, une employée de la RATP a ouvert les grilles du métro pour permettre à une dizaine de personnes de s’enfuir, mais elle aussi s’est faite gazer" nous raconte un manifestant. "Des badauds aussi se sont fait arrêter", témoignent plusieurs personnes présentes sur les lieux.
Des policiers en civil ont poursuivi les interpellations jusqu’à 17h dans les rues adjacentes.
La préfecture a assuré à nouvelobs.com qu’il ne s’agissait pas d’une opération policière particulière : "C’était un dispositif adéquat, normal pour répondre au refus de dispersion d’une manifestation non déclarée".

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?articl ... orum295469

Arrestations ce 24 janvier : refusons la répression !
samedi 24 janvier 2009 (21h12)

Cet après midi, samedi 24 janvier, devait se tenir à Paris un rassemblement contre la répression et notamment pour demander la libération de trois personnes détenues depuis depuis plusieurs mois (parfois presque un an) en prison de manière « préventive » suite à des manifestations qui avaient eut lieu après l’élection présidentielle de mai 2007.

Ce rassemblement a immédiatement été l’objet de charges policières brutales, et plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées, dont plusieurs syndicalistes de Sud étudiant entre autres. Ces personnes sont actuellement en garde à vue dans le commissariat du XIIIème arrondissement, au motif de « rassemblement illégal ».

Il s’agit une nouvelle fois d’une attaque contre le droit de manifester. Nous ne devons en aucune manière accepter que soit porté atteinte aux libertés de rassemblement, comme cela a été le cas aujourd’hui. Par ailleurs, nous demandons que soit libérés immédiatement l’ensemble des personnes interpellés, sans faire l’objet de mises en examen.

A quelques jours du début d’un mouvement social appelé à durer, les pouvoirs publics semblent vouloir multiplier les provocations contre l’ensemble des militant-e-s du mouvement social. Ces démonstrations pathétiques n’entameront pas notre détermination : un rassemblement de soutien aux interpellé-e-s a d’ores et déjà débuté devant le commissariat du XIIIème arrondissement (place d’Italie), nous appelons ceux et celles qui le peuvent à s’y rendre dès maintenant pour défendre la liberté de rassemblement et la libération immédiate des personnes interpellées.

http://sud-etudiant.org

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http://nantes.indymedia.org/article/16015

LA RUE N’EST PAS A LA POLICE
samedi 24 janvier 2009 - 21:04

Cet après-midi, 24 janvier, à 15 heures, une manifestation était organisée à Barbès en solidarité avec des camarades incarcérés et tous les prisonniers.

LA RUE N’EST PAS A LA POLICE

Cet après-midi, 24 janvier, à 15 heures, une manifestation était organisée à Barbès en solidarité avec des camarades incarcérés et tous les prisonniers.

Dès le départ du cortège, 300 personnes se sont fait encercler par la police sur le boulevard de la Chapelle. Immédiatement, les gens présents dans le quartier ont manifesté leur solidarité, bloquant notamment le carrefour et faisant face aux forces de l’ordre.

Les policiers ont répliqué en lançant des lacrymos dans la rue et dans le métro, qui a très vite été fermé. Puis ils ont chargé tout ce qui bougeait.

Pendant plus d’une heure, des unités mobiles en uniforme et en civil ont arrêté sans distinction manifestants et passants. Plus de 120 personnes au total ont été interpellées et conduites dans différents commissariats : Charles Dallerey, dans le 11ème arrondissement, Riquet dans le 19ème et peut-être d’autres.

Depuis plusieurs mois, la présence de la police s’intensifie dans ce quartier comme ailleurs, que ce soit pour les rafles de sans papiers ou pour le contrôle des populations en général.

Face à cela, la solidarité s’organise au quotidien. C’est ce qu’ils craignent, c’est ce qu’ils veulent briser.

ILS N’Y ARRIVERONT PAS !

NOTRE DETERMINATION N’EN EST QUE RENFORCEE !


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 Post subject: Re: le peuple Français
 Post Posted: Fri Jan 30, 2009 8:38 am 
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Joined: Tue Sep 12, 2006 8:21 am
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Location: Montpellier
Probablement plus de 100 000 manifestant-e-s sur Paris. Arrivé vers 15h30 à
République, la tête de cortège était déjà passée, en route pour l'Opéra par les
boulevards St Martin, St Denis, etc.Je suis resté à Filles du Calvaire jusqu'à ce
que la queue de la manif approche, et il n'était pas loin de 18h.A Opéra, des heurts
se sont produits. Entre les traditionnelles provocations policières (leur seule
présence suffit à exciter même les plus calmes) et la volonté de certain-e-s
manifestant-e-s de poursuivre jusqu'à l'Elysée, il fallait s'y attendre.Le défilé
lui-même était blindé syndicats. Tout le long, de la CGT à fond, par région,
section, profession, impressionnant au regard de ce qu'elle représente dans le
salariat.
La finalité de la manifestation devrait entraîner pas mal de frustration. Il
n'existe toujours pas de réponse au système que nous subissons, du moins aucun
organisateur institutionnel n'en propose-t-il.L'anticapitalisme devient cependant un
mot d'ordre, mais de là à remettre la consommation et la croissance en question,
c'est pas gagné.La police, même en civile, a su se faire discrète. Je doute que cela
soit le cas samedi au RER Luxembourg, pour la manifestation contre les Lois
antiterroristes à 15h…


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